Cobots, réalité virtuelle & festival – Retour sur le CEBIT 2018

2018, année où le CEBIT se réinvente pour devenir un salon-festival du digital. Retour sur cet évènement où nous étions présents.

CEBIT nouvelle version

 Existant depuis 1986, le CEBIT a connu ses plus belles éditions dans les années 1990/2000. Il y avait alors jusqu’à 6 500 exposants et 800 000 visiteurs.
En déclin depuis, le CEBIT a fait le choix de se transformer en salon-festival. Ainsi, les halls conservent les stands d’expositions classiques, tandis qu’une partie open-air central du parc d’exposition est dédiée au festival. On y trouve une grande roue (SAP), une terrasse suspendue (IBM), une vague de surf (INTEL), … des food trucks variés et des concerts en soirée.

Les exposants de la partie festival ont vraiment joué le jeu de mettre en avant le divertissement, avant la présentation de leurs solutions. Dans les halls, les stands d’exposants restent classiques.

Les avis divergent sur ce choix de transformation et sa réussite potentielle. De nos impressions, le mélange du sérieux et du fun se fait facilement. Il y a toujours un endroit calme pour les discussions, tandis que des échanges plus informels et des contacts se créent aisément autour des animations festives.

 

Toutes les innovations liées au digital sont visibles sur le CEBIT, de l’imprimante 3D aux drones en passant par la smart city et les véhicules autonomes. Nous retenons de cette édition 2018 deux tendances :

  • Les cobots : robots collaborateurs pour l’industrie
  • La réalité virtuelle et la réalité augmentée, au-delà du divertissement

 

Les cobots

 De nombreux robots étaient présentés au CEBIT. Cela n’est pas nouveau, allez-vous répondre, avec raison. Ce qui nous a marqués est le développement des robots collaboratifs, ou cobots (venant de la contraction des deux termes). Ces robots travaillent aux côtés des humains et sont plutôt vus comme des assistants. Dotés de caméras et capteurs, ils sont capables de détecter les mouvements des humains et d’en déduire une action nécessaire : apporter ou déplacer un objet, maintenir un objet pendant que quelqu’un travaille dessus, etc.
Ils peuvent apprendre de nouvelles tâches sans besoin de programmer leur logiciel, ce qui facilitent leur utilisation et adoption par les travailleurs autour d’eux.

L’objectif des constructeurs de ces robots collaboratifs est d’améliorer la santé au travail en faisant réaliser par les robots les tâches répétitives et physiques.

 

La réalité virtuelle et la réalité augmentée

Durant le CEBIT, nous avons remarqué que ces domaines commencent à trouver leurs utilités au-delà du secteur du divertissement. Ainsi, des usages professionnels se développent pour l’industrie, la santé, etc.

La réalité virtuelle permet d’avoir un environnement virtuel tout autour de soi. Cela devient très utile par exemple pour le monde médical (simulation d’une opération, visualisation des tissus du corps…). Elle est utilisée également pour la formation professionnelle, permettant d’associer les formations théoriques à de la pratique virtuelle avant de passer à la pratique réelle. Cela est intéressant pour des formations sur des machines et environnements très spécifiques, qui sont par exemple rarement à l’arrêt.
De nombreux autres usages se développent également.

La réalité augmentée, quant à elle, « agit » sur le monde autour de soi pour projeter des éléments, des informations, etc. Ce sera par exemple une projection d’un prototype avant réalisation pour mieux rendre compte de ses différents éléments, ou bien des lunettes permettant d’afficher des informations dans un environnement industriel (comme la chaleur d’une machine, aider à repérer une pièce cassée…)

 

Pour conclure, le CEBIT reste un salon clé pour voir les tendances dans le digital -en particulier avec les start-ups de la partie #scale11-, rencontrer et écouter les acteurs majeurs de ce secteur. Le virage que le CEBIT prend est un pari osé : nous lui souhaitons de réussir !